Joyce Jonathan : une fille, une guitare, de l’audace

Elle aime les macarons goût «passion-chocolat », range après chaque utilisation ses parfums et crèmes dans leur boite d’origine pour ressentir tous les jours le plaisir de les déballer, dort dans un grand lit rond… Bienvenue dans la bulle douce et fantasque de Joyce Jonathan.

Rencontre avec l’artiste

Comme les milliers d’internautes qui l’ont plébiscitée sur le label My Major Compagnie, j’ai craqué pour sa chanson Pas Besoin de toi dès sa première écoute.
C’était un soir de vague à l’âme, un de ces soirs couleur « chagrin d’amour » où une chanson écoutée par hasard nous donne soudainement les mots et la mélodie pour le dire.
Car Joyce Jonathan compose des chansons comme on raconte des histoires. Des histoires de filles, d’amour, de confidences fredonnées à l’oreille.

Me voilà donc ravie d’interviewer la jolie Joyce. Le rendez-vous est fixé dans un café parisien de Saint-Germain-des-Prés, à deux pas du Flor.
Des grands yeux de biches, des cheveux soyeux, une démarche gracieuse… Joyce s’installe et commande un thé parfumé à la vanille. J’attaque l’entretien, sans attendre, sur la chanson Pas besoin de toi (on ne se refait pas !)

Pas Besoin de toi

« Pas besoin de toi, une chanson que j’ai écrite à 16 ans pour soigner un chagrin d’amour » confie Joyce. « C’est venu d’un coup, comme ça, sans réfléchir. Je me suis tout de suite sentie mieux, comme libérée d’un poids. La musique est une thérapie, elle apaise les maux et rend l’âme plus légère ».

Pas besoin de toi est aussi la chanson par laquelle la jeune fille convaincra trois responsables de My Major Compagnie de lui ouvrir les portes du label.

«C’était mon premier vrai rendez-vous professionnel ! Cette année-là j’étais en Terminale, j’allais passer mon bac… mais là, je me présentais face aux jurys une guitare à la main, et on allait me juger sur ma musique. A la fin de ma prestation, ils m’ont dit : ok, on te prend dans le label, de toute façon, c’est le public qui choisi. Et ça a marché !»

Comme quoi, d’un chagrin d’amour peut naître de très belles choses. Mais une question me brûle les lèvres : le garçon dans tout ça, n’a-t-il pas cherché les retrouvailles, comme alléché par le parfum du succès, ou soyons impartiale, frappé de remord ?
« Non, le garçon ne s’est jamais reconnu dans la chanson, ni à l’époque ni aujourd’hui » s’amuse Joyce.

Affaire classée donc.

Le secret

Avez-vous déjà gardé un vrai secret pendant très, très, vraiment très longtemps ? Avez-vous déjà chanté des années durant sans que vos proches ne vous entendent une seule fois pousser la chansonnette ? Joyce oui. Elle est comme çà Joyce, secrète et déterminée.

« J’ai toujours voulu chanter, depuis l’âge de 4 ans. Quand j’imaginais mon métier, c’était chanteuse et rien d’autre. Mais je ne le disais pas, ni à mes parents, ni à mes deux grandes sœurs. Je ne chantais jamais en leur présence, j’attendais toujours que la maison soit vide et fermais les portes à clefs avant de me lancer ».

A 11 ans, Joyce décide de prendre des cours de chant : « parce que chanter seule dans sa chambre ça va un temps, mais je voulais savoir si j’étais vraiment douée. J’avais besoin de me confronter au regard des autres ».

Un jour après l’école, la petite Joyce pousse donc la porte du Café de la Danse, dans le quartier du Marais, en plein cœur de Paris, et convainc un professeur de la prendre sous son aile. Le manège dure un temps et le prof, patient mais pas truffe (je veux dire bénévole), pousse Joyce à dire la vérité à ses parents :

« Il m’a regardé et m’a lancé : bon Joyce, je voudrai bien être payé moi maintenant ! »
.

Tout pour la musique

La vérité éclate au grand jour, les parents sont ravis, Joyce aussi. Elle grandit et vit pour la musique. Après le piano, Joyce apprend la guitare, joue et chante dans des bars Tracy Chapman, REM, Leonard Cohen, écrit les textes de ses chansons, compose des mélodies, interprète le tout, poste ses créations sur MySpace, sollicite les producteurs de My Major Compagnie et, et, et…
Et le reste c’est maintenant et c’est bientôt ! Un premier album, Sur mes gardes, déjà disque d’or, la scène partout en France jusqu’en décembre, et l’Olympia de Paris programmé au printemps prochain. Impressionnant, non ?

La musique est partout dans la vie Joyce : dans le bus avec ses musiciens, dans le petit enregistreur niché au fond de son sac à main pour ne perdre aucune miette d’idées ou de mélodies qui lui passeraient par la tête, au saut du lit avec Aretha Franklin et son dynamisant I Say a Little a Pray for You

Bref, la musique est partout dans la vie de Joyce, sauf quand elle va à la fac. Car Joyce suit des études de psychologie (et là, habile transition pour la rédaction de mon article… lisez la suite, vous allez comprendre !)

Sachant cela (attention, transition !), je décide de la soumettre à un petit questionnaire de personnalité dit de Proust (je vous expliquerai pourquoi il s’appelle comme ça une autre fois). Ruse de sioux bien pratique, je l’avoue, pour découvrir quelle fille se cache derrière l’artiste.

La règle du questionnaire auquel Joyce se prête volontiers : répondre du Tac au Tac, sans réfléchir aux questions posées.
Attention, c’est parti !

Au détecteur de Joyce…

La qualité humaine que tu apprécies le plus ?
Hum… la spontanéité. J’aime les gens spontanés.

La plus grande qualité d’un homme ?
Qu’il soit drôle !

Et d’une femme ?
La sensualité.

Ton principal défaut ?
Je suis indécise ; un peu trop franche aussi, ça peut blesser.

Ta principale qualité ?
La spontanéité (rire).

Ce que tu apprécies le plus chez tes amis ?
Qu’ils soient gentils. Avoir leur confiance, leur soutien.

Une grande blessure ?
Le divorce de mes parents

Un péché mignon ?
La gourmandise.

Ton occupation préférée ?
Faire de la musique !

Et après la musique ?
Etre sur un ordinateur… internet.

Un talent insoupçonné ?
Je suis très forte au foot et au ping-pong !

Ton plus grand bonheur ?
Faire de la musique toute ma vie.

Quel serait ton plus grand malheur ?
Me casser une corde vocale. C’est ma grande hantise.

Le pays où tu aimerais vivre ?
J’aime bien la France, vraiment ; je vis déjà à Paris. Maintenant, si je devrais vivre ailleurs, ce serait probablement aux Etats-Unis, à Los Angeles. La plage à côté d’une ville qui bouge, le soleil, j’adore.

Une couleur préférée ?
Le bleu foncé.

Ta fleur préférée ?
La rose rouge ou le lys blanc, j’hésite…

Ton auteur favori ?
J’aime bien Amélie Nothomb, même si elle est un peu fofolle.

Les supers héros que t’inspirent ?
Spiderman et Superman. Mais carton rouge pour Batman ! Il y a trop de trucs dans son univers, sa Bat-mobile, sa Bat-fusée… tous ces gadgets me fatiguent. Les autres supers héros sont plus tranquilles.

La chose que tu détestes le plus ?
Je déteste le boudin, tout type de boudin !

Un chéri dans ta vie ?
Joker (la réponse est oui, mais chuuut, il ne faut pas le dire)

As-tu un surnom ?
Joystyck.

Des objets dont tu ne te sépares jamais ?
Mon téléphone et un capodastre, un gadget génial pour les guitaristes qui permet de choisir sa tonalité.

Si tu avais un super pouvoir ?
Pouvoir arrêter le temps et les gens, voir ce qui se passe, remettre les choses à leurs places, et clac, relancer le tout.

Une devise dans la vie ?
Qui ne tente rien n’a rien !

Interview & article : Caroline Véran pour SMOOZIT


Joyce Jonathan
/Album : Sur mes Gardes/Actuellement en tournée

Retrouvez la Smooze Planet de Joyce Jonathan sur http://www.smoozit.com

 


 


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